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29.02.2008
BONTE DANS LA PAIX II: Emmanuel Levinas
De la guerre, de la Paix
"La paix des empires sortis de la guerre repose sur la guerre. Elle ne rend pas aux êtres aliénés leur identité perdue. Il y faut une relation originelle et originale avec l'être."
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DIALOGUE
La "communication" des idées, la réciprocité du dialogue, cachent déjà la profonde essence du langage. Celle-ci réside dans l'irréversibilité de la relation entre Moi et l'Autre, dans la Maîtrise du Maître coïncidant avec sa position d'Autre et d'extérieur. Le langage ne peut se parler, en effet, que si l'interlocuteur est le commencement de son discours, s'il reste, par conséquent, au- delà du système, s'il n'est pas sur le même plan que moi. L'interlocuteur n'est pas un Toi, il est un Vous. Il se révèle dans sa seigneurie. L'extériorité coïncide donc avec une maîtrise. Ma liberté est ainsi mise en cause par un Maître qui peut l'investir" Emmanuel Levinas, TotalitE et infini page 76
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LA BONTE
"Le moi se conserve donc dans la bonté sans que sa résistance au système se manifeste comme le cri égoïste de la subjectivité, encore soucieuse de bonheur ou de salut, de Kierkegaard. Poser l'être comme Désir, c'est à la fois, repousser l'ontologie de la subjectivité isolée et l'ontologie de la raison impersonnelle se réalisant dans l'histoire." Totalite et infini, page 282.......................................................
LIBERTE
"Laisser des hommes sans nourriture - est une faute qu'aucune circonstance n'atténue; à elle ne s'applique pas la distinction du volontaire et de l'involontaire" dit Rabbi Yochanan" Totalite et infini, page 165
"L'étendue des obligations à l'égard des hommes pleinement hommes n'a pas de limites. Une fois de plus, rappelons le mot du rabbin lithuanien Israël Salanter : les besoins matériels de mon prochain sont des besoins spirituels pour moi" Totalite et infini, page 229
"Autrui en tant qu'autrui se situe dans une dimension de la hauteur et de l'abaissement - glorieux abaissement; il a la face du pauvre, de l'étranger, de la veuve et de l'orphelin et, à la fois, du maître appelé à investir et à justifier ma liberté. Totalite et infini, page 175
"C'est l'accueil d'Autrui, le commencement de la conscience morale, qui met en question ma liberté. Cette façon de se mesurer à la perfection de l'infini, n'est donc pas une considération théorétique. Elle s'accomplit comme honte où la liberté se découvre meurtrière dans son exercice même... La conscience morale accueille autrui. C'est la révélation d'une résistance à mes pouvoirs, qui ne les met pas, comme force plus grande, en échec, mais qui met en question le droit naïf de mes pouvoirs, ma glorieuse spontanéité de vivant. La morale commence lorsque la liberté, au lieu de se justifier par elle-même, se sent arbitraire et violente" TotalitE et infini page 56
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SAGESSE GRECQUE
"O messages bienvenus de la Grèce ! S'instruire chez les Grecs et apprendre leurs verbe et sagesse. Le grec, inévitable discours de l'Europe que la Bible elle-même recommande La Bible demande justice et délibération ! Du sein de l'amour, du sein de la miséricorde. Il faut et juger et conclure : il faut un savoir, il faut vérifier, science objective et système. Il faut juger, et Etat, et instances politiques. Il faut que l'humanité de l'Humain se replace dans l'horizon de l'Universel." A l'heure des Nations, page 56
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Citations tirEes d'un prEcieux dossier Etabli par Georges Hansel. Ethique et politique dans la pensEe d'Emmauel Levinas. Grand merci A lui A qui je n'ai pas demandE l'autorisation de les publier ici.
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28.02.2008
BONTE DANS LA PAIX: Emmanuel Levinas
" Le RECIF des hommes cache de bien tendres pouls...un je ne sais quoi qui donne envie de continuer, d'aller plus loin, d'y croire." SonYa
"Bonté dans la paix qui est, elle aussi, exercice d'une liberté et où le moi se dégage de son « retour à soi », de son auto-affirmation, pour répon-dre d'autrui, pour défendre précisément les droits de l'autre homme. Nonindifférence et bonté de la responsabilité, elles ne sont pas neutres, entre amour et hostilité.
Il faut les penser à partir de la rencontre où voeu de paix - où bonté - est le premier langage.
Cette liberté dans la fraternité où s'affirme la responsabilité de l'un-pour-l'autre, à travers laquelle, dans le concret, les droits de l'homme se manifestent à la conscience comme droit d'autrui et dont je dois répondre.
Se manifester originellement comme droits de l'autre homme et comme devoir pour un moi, comme mes devoirs dans la fraternité, c'est là la phénoménologie des droits de l'homme. Mon devoir à l'égard d'autrui qui interpelle ma responsabilité est une investiture de ma propre liberté. Dans la responsabilité qui, comme telle, est irrécusable et incessible, je suis instauré comme non interchangeable : je suis élu comme unique et incomparable. Ma liberté et mes droits avant de se montrer dans ma contestation de la liberté et des droits de l'autre homme se montreront précisément en guise de responsabilité dans la fraternité humaine. Responsabilité inépuisable, car on ne saurait être quitte envers autrui." Emmanuel levina. Interview accordEe au Nouvel obs, 2005
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Proximité
" L'approche est précisément une implication de l'approchant dans la fraternité. Devenant consciente, c'est-à-dire thématisée, l'approche indifférente détruit cette parenté, telle une caresse se surprenant palpation ou se ressaisissant. La subjectivité du sujet approchant est donc préliminaire, an-archique, avant la conscience, une implication - une prise dans la fraternité
La proximité du prochain - la paix de la proximité - est la responsabilité du moi pour un autre...
La subjectivité est ... responsabilité dans la proximité des autres
Sujet d'autant plus responsable qu'il répond davantage, comme si la distance entre lui et l'autre s'accroissait au fur et à mesure où la proximité se resserrait"
Emmanuel Levinas. Cf Georges Hansel
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