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23.05.2008
La voix des mondes...
" C’est d’abord par la poésie que les humains disent ce qu’ils endurent, et c’est aussi par elle que la voix des mondes perdure. Il se dépose dans les réserves du temps, au fond de leurs mystères, des fragments oubliés de la parole des grands poètes, qui sont encore et toujours à découvrir."
Edouard Glissant, poète martiniquais.
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...A bientôt!!!
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Chaconne de Bach part II par la belle Hélène:
06:35 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : edouard glissant, littérature, poésies
22.05.2008
Carnets du Sud: Jean-Pierre Makouta Mboukou, écrivain
" Chantres des Muses, chantez à pleine gorge! Chantez votre joie et leur gloire! Chantez encore et chantez toujours! Mais qu'elles seules en vous parlent! Si elles vous conduisent vers le Kilimandjaro, chantez le Kilimandjaro! Si elles vous mènent au Sahara, célébrez le désert. Si c'est vers la hutte boshimane ou pygméenne qu'elles guident vos pas en compagnie de votre Négrillonne, entrez-y et réveillez-vous le lendemain, bien reposés, en fredonnant ces vieux airs du pays que le jour vous injecte, en perlant à travers les ouïes de votre chaumière. Mais au contraire. Si ces déesses aimées vous transportent, par caprice, vers la Scanie mystérieuse ou vers la Volga majestueuse, ou encore vers l'Œland légendaire, ou bien si elles daignent vous mettre sur la trace des lakistes, n'hésitez pas, et sous leur dictée, transcrivez les notes magiques."
Jean-Pierre Makouta Mboukou, l'Ame bleue, Poèmes, Editions de l'harmattan, Paris.
Il est né au Congo Brazza en 1929 . Professeur à la Sorbonne, Il est l'auteur de plusieurs ouvrages littéraires : romans, poésies, récits, études, collections et dictionnaire dont «Mes 10.000 mots» (Dictionnaire français), coll. NEA-Bordas en 1981-1982-1983.
- Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU est aussi l'auteur de plus d'une cinquantaine d'articles publiés dans diverses revues étrangères.
- Eia! Vieux frère!
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Peinture. Deutsch Ludwig, peintre allemand, le garde, huile sur toile.
20:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : makouta mboukou, littérature, congo, poésies
Nathalie Riera, chemin vers le vide...
"...A chaque instant s’en sortir d’être prisonnier de ce qui n’est pourtant pas un enclos, mais plutôt une terrasse exposée à tous les vents.
S’exiler dans l’essoufflement des feuilles, à ne pas vraiment comprendre ce qu’il nous faut y trouver ou y perdre.
Se recueillir près de l’eau sensible du cœur, comme le jour tout de rondeur et de douceur nous accueille.
Et puis attendre que la nuit efface le chemin.
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Où la page n’est pas blanche, mais vide.
Toujours plus près du silence qui vit tout à la fois de son feu et de son eau.
Vers ce chemin où je me relègue et qui fait mon enthousiasme."
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Nathalie Riera est auteure. Elle a publié "La Parole derrière les verrous" aux éditions de l'Amandier.
Elle anime la revue "Carnets d'Eucharis" qu'elle a créée en janvier 08. Elle vit à Roquebrune sur argens, en Provence.
" Le rôle de ces carnets :
assurer l’échange et la proximité, faire se côtoyer auteurs, poètes, plasticiens, peintres, musiciens, photographes, critiques, chroniqueurs… (connus ou pas reconnus), (de notre pays de Provence ou d’ailleurs) ; les accueillir dans leur diversité et leur désir légitime d’être entendu, en leur offrant un espace sans fioriture.
Lorsque la poésie n’est pas de nous ennuyer, mais de nous érafler."
http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com
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Peinture: Ito Shinsui, peintre japonais (1898-1972)
13:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nathalie riera, littérature, poésies, carnets d'eucaris
20.05.2008
Laurent Morancé.
Pour la voir, la sentir, la toucher, l'écouter, la goûter, pour lui sauter dessus, la baiser dans les eaux limpides du fleuve (les eaux, finalement, sont limpides), pour lui faire l'amour, ne pas oublier son image, son visage, et jusque son âge, pour enfin la guider dans vos sentiers tortueux, et, en fin de compte, pour lui demander sa main tout en lui donnant la vôtre - et peu importe les retombées, les rancunes, les remords, les rapports au siège (social), les renvois empoisonnés d'ascenseur énervé, les remember et les remake, les retours en arrière, les retours de bâton -, oui, pour tout ça, veuillez avoir l'obligeance, frères et soeurs de chair, d'os et de sang...
La suite ici :
http://lejouretlanuit.zeblog.com/
Laurent Morancé, auteur libertin, amoureux des arts et de la littérature.
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Peinture: Lovis Corinth, peintre allemand (1858- 1925), Nana 1901
22:43 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : laurent morancé. le jour et la nuit.
Sur le nombril...
TRIMARDEUR
" Le lècheur
de cailloux,
poursuit sa route…
S’attache à la spirale,
où la ligature
fait partie
de sa lèvre : ventouse.
Entr’ouverte,
sa chemise,
sur le nombril,
pistil,
spirale…
En relief lisse
couleur de magnolia.
Ses effluves
ont l’épaisseur de ta bouche.
Le pétale charnu,
sèche.
Il se racornit,
oublié
au fond
de ma poche.
Pourtant végétal,
encore il exhale
de ce cuir,
son parfum.
J’introduis
mon index
dans ta spirale,
mâle."
AubaZ !ne SAXETT, poètesse. Vit et travaille à Brignoud dans l'Isère.
...A toi, poètesse rustique, fantasque et baroque, qui me lis à Brignoud, voici tes fleurs aimées (!Magnolias et camélias)
21:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aubazine saxett, poésies, littérature
19.05.2008
Respiration
" Oui, l'heure nouvelle est au moins très sévère.
" Point de cantiques - tenir le pas gagné. Dure nuit! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau. Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
" Cependant, c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle, et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes."
Rimbaud, Une saison en enfer, Oeuvres complètes, Bibl. de la Pléiade, P116-117
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" Je souhaite - et ce sera mon souhait final- que quelqu'un d'entre vous - puisque parmi vous sans doute certains un jour écriront - pense à restituer à l'homme tel que notre littérature l'exprime ceci d'essentiel qu'aujourd'hui elle oublie, et qui est, je crois bien, sa respiration. "
Julien Gracq, Pourquoi la littérature respire mal In Préférences, 1960, La Pléiade Page 881
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Photos Ambovombe, Madagascar, par mon amie Magali Boivert, Mai 08
21:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rimbaud, gracq, poésies, littérature
16.05.2008
Les mains ne mentent jamais...
« Ses mains à lui ! C’est pour elles qu’elle était tombée en amour. Lui aussi travaillait souvent des mains de toutes sortes. Comme une religion, une espèce de rite… Tout à coup Monsieur Rodin s’absorbait pendant des heures et des heures et sculptait des mains : les unes racées, les autres plus rudes et grossières. Il disait : « Il y a des mains qui prient et des mains qui maudissent, des mains qui salissent, des mains qui embaument, des mains qui désaltèrent, et les mains de l’amour. » Camille regarde le crayon qu’elle tient, pouce replié, doigts serrés autour de la tige de bois. Le soleil vient de frapper le papier blanc comme une caisse claire. La main de Dieu engendrant Adam, doigt tendu.
« Camille, la création sort de là – la main – c’est pourquoi notre art est au-dessus de tout. Nous créons la vie à partir de la matière inerte. Comme l’autre… » Et il la regardait pétrir.
« Tu sais qu’un homme meurt s’il perd le toucher. C’est le seul sens irremplaçable : le toucher. LES MAINS NE MENTENT JAMAIS. Observe-les sans cesse et tu sauras ce que les êtres pensent réellement. »
Anne Delbée, Une femme. Livre de poche no 5959. Photos: mains, sculptures de Rodin.
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17:40 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : camille claudel, rodin, anne delbée, sculpture, littérature
15.05.2008
Nous deux encore
Air du feu, tu n’as pas su jouer.
Tu as jeté sur ma maison une toile noire. Qu’est-ce que
cet opaque partout ? C’est l’opaque qui a bouché mon ciel.
Qu’est-ce que ce silence partout ? C’est le silence qui a fait
taire mon chant.
L’espoir, il m’eût suffi d’un ruisselet. Mais tu as tout
pris. Le son qui vibre m’a été retiré.
Tu n’as pas su jouer. Tu as attrapé les cordes. Mais tu
n’as pas su jouer. Tu as tout bousillé tout de suite. Tu as
cassé le violon. Tu as jeté une flamme sur la peau de soie.
Pour faire un affreux marais de sang.
Son bonheur riait dans son âme. Mais c’était tout
tromperie. Ca n’a pas fait long rire.
Elle était dans un train roulant vers la mer. Elle était dans une fusée filant sur le roc. Elle s’élançait quoiqu’immobi-
le vers le serpent de feu qui allait la consumer. Et fut là tout à coup, saisissant la confiante, tandis qu’elle peignait sa chevelure, contemplant sa félicité dans la glace.
Et lorsqu’elle vit monter cette flamme sur elle, oh…
Dans l’instant la coupe lui a été arrachée. Ses mains n’ont plus rien tenu. Elle a vu qu’on la serrait dans un coin. Elle s’est arrêtée là-dessus comme sur un énorme sujet de méditation à résoudre avant tout. Deux secondes plus tard, deux secondes trop tard, elle fuyait vers la fenêtre, appelant au secours.
Toute la flamme alors l’a entourée.
Elle se retrouve dans un lit, dont la souffrance monte jusqu’au ciel, jusqu’au ciel, sans rencontrer de dieu… dont la souffrance descend jusqu’au fond de l’enfer, jusqu’au fond de l’enfer sans rencontrer de démon.
L’hôpital dort. La brûlure éveille. Son corps, comme un parc abandonné...Défenestrée d’elle-même, elle cherche comment rentrer. Le vide où elle godille ne répond pas à ses mouvements.
Lentement, dans la grange, son blé brûle.
Aveugle, à travers le long barrage de souffrance, un mois durant, elle remonte le fleuve de vie, nage atroce.
Patiente, dans l’innommable boursouflé elle retrace ses formes élégantes, elle tisse à nouveau la chemise de sa peau fine. La guérison est là. Demain tombe le dernier pansement. Demain…
Air du sang, tu n’as pas su jouer. Toi non plus, tu n’as pas su. Tu as jeté subitement, stupidement, ton sot petit caillot obstructeur en travers d’une nouvelle aurore.
Dans l’instant elle n’a plus trouvé de place. Il a bien fallu se tourner vers la Mort.
A peine si elle a aperçu la route. Une seconde ouvrit l’abîme. La suivante l’y précipitait.
On est resté hébété de ce côté-ci. On n’a pas eu le temps de dire au revoir. On n’a pas eu le temps d’une promesse.
Elle avait disparu du film de cette terre.
Lou
Lou
Lou, dans le rétroviseur d’un bref instant
Lou, ne me vois-tu pas ?
Lou, le destin d’être ensemble à jamais
dans quoi tu avais tellement foi
Eh bien ?
Tu ne vas pas être comme les autres qui jamais plus ne font
signe, englouties dans le silence.
Non, il ne doit pas te suffire à toi d’une mort pour t’enlever
ton amour.
Dans la pompe horrible
qui t’espace jusqu’à je ne sais quelle millième dilution
tu cherches encore, tu NOUS cherches place
Mais j’ai peur
On n’a pas pris assez de précautions
On aurait dû être plus renseigné,
Quelqu’un m’écrit que c’est toi, martyre, qui va veiller sur
moi à présent.
Oh ! J’en doute.
Quand je touche ton fluide si délicat
demeuré dans ta chambre et tes objets familiers que je
presse dans mes mains
ce fluide ténu qu’il fallait toujours protéger
Oh j’en doute, j’en doute et j’ai peur pour toi,
Impétueuse et fragile, offerte aux catastrophes
Cependant, je vais à des bureaux, à la recherche de certificats gaspillant des moments précieux
qu’il faudrait utiliser plutôt entre nous précipitamment tandis que tu grelottes
attendant en ta merveilleuse confiance que je vienne
t’aider à te tirer de là, pensant « A coup sûr, il viendra
« il a pu être empêché, mais il ne saurait tarder
« il viendra, je le connais
« il ne va pas me laisser seule
« ce n’est pas possible
« il ne va pas laisser seule, sa pauvre Lou…
Je ne connaissais pas ma vie. Ma vie passait à travers toi. Ca devenait simple, cette grande affaire compliquée. Ca devenait simple, malgré le souci.
Ta faiblesse, j’étais raffermi lorsqu’elle s’appuyait sur moi.
Dis, est-ce qu’on ne se rencontrera vraiment plus jamais ?
Lou, je parle une langue morte, maintenant que je ne te parle plus. Tes grands efforts de liane en moi, tu vois, ont abouti. Tu le vois au moins ? Il est vrai, jamais tu ne doutas, toi. Il fallait un aveugle comme moi, il lui fallait du temps, lui, il fallait ta longue maladie, ta beauté, ressurgissant de la maigreur et des fièvres, il fallait cette lumière en toi, cette foi, pour percer enfin le mur de la marotte de son autonomie.
Tard j’ai vu. Tard j’ai su. Tard, j’ai appris « ensemble » qui ne semblait pas être dans ma destinée. Mais non trop tard.
Les années ont été pour nous, pas contre nous.
Nos ombres ont respiré ensemble. Sous nous les eaux du fleuve des événements coulaient presque avec silence.Nos ombres respiraient ensemble et tout en était recouvert. J’ai eu froid à ton froid. J’ai bu des gorgées de ta peine.
Nous nous perdions dans le lac de nos échanges.
Riche d’un amour immérité, riche qui s’ignorait avec l’inconscience des possédants, j’ai perdu d’être aimé. Ma fortune a fondu en un jour.
Aride, ma vie reprend. Mais je ne me reviens pas. Mon corps demeure en ton corps délicieux et des antennes plumeuses en ma poitrine me font souffrir du vent du retrait. Celle qui n’est plus, prend, et son absence dévoratrice me mange et m’envahit.
J’en suis à regretter les jours de ta souffrance atroce sur le lit d’hôpital, quand j’arrivais par les corridors nauséabonds, traversés de gémissements vers la momie épaisse de ton corps emmailloté et que j’entendais tout à coup émerger comme le « la » de notre alliance, ta voix, douce, musicale, contrôlée, résistant avec fierté à la laideur du désespoir, quand à ton tour tu entendais mon pas, et que tu murmurais, délivrée « Ah tu es là ».
Je posais ma main sur ton genou, par-dessus la couverture souillée et tout alors disparaissait, la puanteur, l’horrible indécence du corps traité comme une barrique ou comme un égout, par des étrangers affairés et soucieux, tout glissait en arrière, laissant nos deux fluides, à travers les pansements, se retrouver, se joindre, se mêler dans un étourdissement du cœur, au comble du malheur, au comble de la douceur.
Les infirmières, l’interne souriaient ; tes yeux pleins de foi éteignaient ceux des autres.
Celui qui est seul, se tourne le soir vers le mur, pour te parler. Il sait ce qui t’animait. Il vient partager la journée. Il a observé avec tes yeux. Il a entendu avec tes oreilles.
Toujours il a des choses pour toi.
Ne me répondras-tu pas un jour ?
Mais peut-être ta personne est devenue comme un air de temps de neige, qui entre par la fenêtre, qu’on referme, pris de frissons ou d’un malaise avant-coureur de drame, comme il m’est arrivé il y a quelques semaines. Le froid s’appliqua soudain sur mes épaules je me couvris précipitamment et me détournai quand c’était toi peut-être et la plus chaude que tu pouvais te rendre, espérant être bien accueillie ; toi, si lucide, tu ne pouvais plus t’exprimer autrement. Qui sait si en ce moment même, tu n’attends pas, anxieuse, que je comprenne enfin, et que je vienne, loin de la vie où tu n’es plus, me joindre à toi, pauvrement, pauvrement certes, sans moyens mais nous deux encore, nous deux…
Henri Michaux, Nous deux encore 1948, collection de la Pléiade II
...à toi, ombre errante, qui me lisais ce poème à Chattanoogga, Tennessee!
14:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : henri michaux, nous deux encore, littérature, poésies
05.05.2008
Carnets d'Ailleurs
"Carnets d'Ailleurs" aux éditions de l'Harmattan, Paris. Collection Encres Noires.
C'est ici:
carnets-d-ailleurs-bona-mangangu.htm?fulltext=bona%20mang...
ou là carnets-d-ailleurs,11300086.aspx
ISBN : 9782296054356
Bona-Mangangu-Carnets-d-ailleurs?Mn=-1&Ra=-1&To=0...
index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=26018
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..Et surtout n'oublie pas, petit homme, que dans ce pays d'ocre et de poussière on ne parle jamais de soi...Ici, tout est pur silence, ciel et terre... (Carnets d'Ailleurs)
...à la petite Taiseuse!
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... Et à Leïla, pour l'amour fou!
10:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : carnets d'ailleurs, bona mangangu, silence, désert du namib, livre









