14.06.2008

Alexandre Scriabine, Cultissime!

230px-Skrjabin_Alexander.jpg Alexandre Sciabine (1872-1915). Sa vie, son oeuvre, c'est ici : scriabine.html

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Autre site intéressant sur Scriabine:scriabine.php

Nocturne pour la main gauche: 

03.06.2008

Berceuse

721028416.JPG...A toi!

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Frédéric Chopin. Berceuse op 57 .

20.05.2008

Sur le nombril...

1384213387.jpgTRIMARDEUR

" Le lècheur
de cailloux,
poursuit sa route…
S’attache à la spirale,
où la ligature
fait partie
de sa lèvre : ventouse.
Entr’ouverte,
sa chemise,
sur le nombril,
pistil,
spirale…
En relief lisse
couleur de magnolia.
Ses effluves
ont l’épaisseur de ta bouche.
Le pétale charnu,
sèche.
Il se racornit,
oublié
au fond
de ma poche.
Pourtant végétal,
encore il exhale
de ce cuir,
son parfum.
J’introduis
mon index
dans ta spirale,
mâle."

AubaZ !ne SAXETT, poètesse. Vit et travaille à Brignoud dans l'Isère.

...A toi, poètesse rustique, fantasque et baroque, qui me lis à Brignoud, voici tes fleurs aimées (!Magnolias et camélias) 

19.05.2008

Respiration

600702655.jpg" Oui, l'heure nouvelle est au moins très sévère.

" Point de cantiques - tenir le pas gagné. Dure nuit! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau. Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes, mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.

" Cependant, c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle, et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes."

Rimbaud, Une saison en enfer, Oeuvres complètes, Bibl. de la Pléiade, P116-117 

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651100674.jpg" Je souhaite - et ce sera mon souhait final- que quelqu'un d'entre vous - puisque parmi vous sans doute certains un jour écriront - pense à restituer à l'homme tel que notre littérature l'exprime ceci d'essentiel qu'aujourd'hui elle oublie, et qui est, je crois bien, sa respiration. "

Julien Gracq, Pourquoi la littérature respire mal In Préférences, 1960, La Pléiade Page 881 

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Photos Ambovombe, Madagascar, par mon amie Magali Boivert, Mai 08 

27.04.2008

Césaire: Particulier-universel...

1443028302.jpg"...Je ne m'enterre pas dans un particularisme étroit. Mais je ne veux pas non plus me perdre dans un universalisme décharné.

Il y a deux manières de se perdre : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l' "universel".

Ma conception de l'universel est celle d'un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers. Alors ? Alors il nous faudra avoir la patience de reprendre l'ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d'inventer au lieu de suivre ; la force « d'inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l'obstruent. En bref, nous considérons désormais comme notre devoir de conjuguer nos efforts à ceux de tous les hommes épris de justice et de vérité pour bâtir des organisations susceptibles d'aider de manière probe et efficace les peuples noirs dans leur lutte pour aujourd'hui et pour demain : lutte pour la justice ; lutte pour la culture ; lutte pour la dignité et la liberté ; des organisations capables en un mot de les préparer dans tous les domaines à assumer de manière autonome les lourdes responsabilités que l'histoire en ce moment même fait peser si lourdement sur leurs épaules."

Aimé Césaire. Lettre à Maurice Thorez,  Extrait, Paris 24 Oct 1956

 

25.04.2008

Césaire à jamais...

481206947.jpg"...Que la rouille est tombée en grêle libérant un imprévu de papillons..."

Eia!!!

17.04.2008

Aimez ses airs...

27259902.jpg"...Les baisers des météorites / Le féroce dépoitraillement des volcans à partir de jeux d'aigles / La poussée des sous-continents arcsboutés eux-aussi aux passions sous marines / La montagne qui descend ses cavalcades à grand galop de roches contagieuses / Ma parole capturant des colères / Soleil à calculer mon être / Natif / Natal / Cyclope violet des cyclones...

Que la rouille est tombée en grêle libérant tout un imprévu de papillons..."


Eia pour le kaïlcédrat royal. Ainsi soit-il!

 

(1913 - 2008

 

 

26.03.2008

Seule la Musique...

1976395368.jpg"...Au secours donc, vents et volatiles, muses, musiciens, venez, troubadours, détournez en sons ce nouveaut récit, le seul projet qui vaille pour l'humanité en voie de se retrouver. Composer de la musique pour recomposer l'humanité!

 A moi, pinsons et alizés, rossignols et tramontanes, séismes et tonnerres, brames et marées, modes pentaphones des Bédouins, tams-tams dans la brousse du Niger, mélopées de femmes voilées de sombres aux funérailles corses, trompettistes ivres de jazz dans les bars de la Nouvelle-Orléans, clavecin sophistiqué de Couperin et de Rameau, bruit de fond à la Xenakis, opéra de Pékin aux sonnailles assourdissantes, danses balinaises douces, Requiem extatique de Fauré...plus ce que j'entendis, adulte, des Aborigènes, et, jeune marin, des bombardes bretonnes et des cornemuses celtiques...

 Que ce chaos cohérent, que ce tintamarre symphonique accompagne mes visites dans les familles bien-aimées que ma vie coud ensemble, comme si mon autobiographie en orchestrait les particulières partitions, tentait d'harmoniser leurs différences, de blanchir les couleurs de leur kaléidoscope linguistique, comme si le temps foudroyant de mon existence pouvait,ô miracle, projeter en lui-même, comme en un miroir, non, comme dans le coup soudain d'une cymbale retentissante, le temps le plus long de l'hominisation.

 Non, non, ne croyez vraiment que je voyage, que j'explore, que je pousse en avant, non, je ne fais que revenir, retrouver mes amis les plus intimes, autrefois abandonnés, Poomena, ma soeur la plus Dravidienne, et mon frère aborigène d'Alice Springs, et d'autres encore délaissés jadis, retrouvés hier à Melbourne et à Florence, à Terre-Neuve et dans le Berry, à Sao Paulo et dans les vallées du Queyras, sur les rives du Pacifique, de l'Inde et du cap de Bonne-Espérance, au Mali, en Gascogne, à Djibouti...comme si, loin d'un"chez moi"si récent que j'ai presque honte de ma nostalgie, je reliais enfin des fragments de réponses aux morceaux de questions par mes ancêtres, des fossiles de ma langue dans les racines de la leur, quelques débris de mélodies qui pouvaient compléter mes sonates inachevées; par un accord soudain, d'une complexité folle, je les entends soudain s'entretenir en moi, comme proches de moi; nous jouons, ici, et maintenant, dans le même orchestre éclaté, l'identique partition d'une polyphonie qu'ils pourraient signer aussi bien que moi..." Michel Serres. Fragments du grand Récit. Récits d'Humanisme. Le Pommier 2006

J'entends l'humain en moi sourdre en toutes les langues.

 

 

18.03.2008

O Toi qui savais...

1497784140.jpg"...L'amour véritable est un absolu. Il faut y répondre par l'absolu ou par rien du tout..."

04.01.2008

Mes jours, mes lieux...Le Piano!

6e8de38b3f95f6e0cc7b4b8006793433.jpgA regret je dois me séparer de mon piano, compagnon des minutes heureuses. De mémoire, hier matin, j'ai essayé de jouer, non sans mal, le quatrième mouvement de la Sonate No 3 en Fa dièse d'Alexandre Scriabine (Presto con fuoco-Maestoso). 7 minutes de souvenirs attachés aux élans du coeur. O toi qui savais...

Les notes cristallines se sont faufilées dans les contractions rythmiques simultanées du ventricule droit et du ventricule gauche mettant ainsi le sang en mouvement. Apprendre la musique, jouer, chanter ou danser, c'est, à mon avis, la meilleure des thérapies. O systole et diastole de mes heures heureuses...

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Sonate pour piano No3 op 23, Alexandre Scriabine (1872-1915) Glenn Gould, piano. Sony Classical.

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Photo: Joseph Beuys, Infiltration homogène pour Piano à queue 1966, Beaubourg, Centre Georges Pompidou.